| |
|
| a perte de vue dans le sens
de mon corps, 1996 |
|
 |
Installation photographique,
jardin du musée zadkine, Paris
Plexiglass, rodhoïd, pvc, système electrique, 42 x 28x
60 cm
|
|
L’installation
est constituée d’une boite en plexiqlass implantée
en pleine terre, dans le jardin, qui contient les images de mes
pieds, reproduits au moyen d’un photocopieur à échelle
1, sur 24 feuilles d’acétate superposées de
dimensions 28 x 42 cm, nombre en rapport avec mon âge.
Les photocopies reposent sur une vitre dépolie, sous laquelle
est placé un dispositif d’éclairage, comprenant
une batterie, un chargeur fonctionnant un jour par semaine, relié
à une cellule photoélectrique déclanchant
chaque soir, les 4 ampoules sous les images. |
|
|
|
 |
 |
|
| |
|
|
 |
A
perte de vue dans le sens de mon corps a été
conçue pour que le processus commence à fonctionner
au début de l’hiver lorsque la plage d’ensoleillement
est la plus courte. Le système électrique fonctionne
de la tombée de la nuit aux premières lueurs, ceci
jusqu’à l’épuisement de la batterie, subissant
les saisons au fil de leurs modifications climatiques. La végétation
à recommencé à croître à la périphérie
de l’installation, déreglant la cellule photoélectrique.
Cette installation propose d’assister à la modification
lente de l’énergie, à la transformation de la
matière dans le mouvement même de la vie, à
l’intérieur de ce volume scéllé, lors
même que les images pourraient apparaître comme protégées
de toute perte, comme une relique. L’énergie en se
diffusant et en faisant apparaître l’œuvre, ne
fait chaque jour, que l’enfoncer progressivement vers l’oubli
qui est la condition et la limite de son temps d’existence,
rendant l’œuvre d’art vivante, en tant qu’elle
est confrontée aux cycles de la nature.
RM, 1996 |
|
|
|
|
|
|
|