Ces images constituent
l’idée d’une vallée imaginaire à
partir de vues parcellaires photographiées dans des
lieux aussi variés que les bordures de la Forêt
Noire, le massif du Morvan, la ville de Saint-Claude ou Paris.
Pensée comme un puzzle, un assemblage de fragments
de paysages naturels et urbains, The Valley développe,
au travers d’une esthétique du délabrement
et de l’envahissement de la cité par la nature,
le mythe d’une cité perdue, désertée,
abandonnée. Confrontant et confondant les notions de
Nature et de Culture, les photographies de la série
offrent l’image crépusculaire d’un monde
en ruine, suspendu dans le temps comme si la vie avait quitté
les lieux, renforcés par les ciels blancs et vides
des images. Certains lieux, indatables évoquant une
vision romantique du paysage, mais comme vidée de sa
substance, le disputent à des vues très contemporaines
et âpres, comme ces immeubles, peu à peu envahis
par la verdure environnante.
The Valley, dans sa beauté crépusculaire, exprime,
non seulement l’idée de la fin d’un monde,
mais encore celle d’un après, dans cette étrange
sensation d’apaisement. |
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